Construire à Bali

Questions fréquentes.

Ce qu'on nous demande avant de dessiner : le terrain, les permis, les délais, la manière de travailler. Les réponses ci-dessous valent pour notre pratique ; pour tout ce qui touche au titre de propriété et à la fiscalité, faites-les valider par un notaire indonésien.
Peut-on faire construire une villa à Bali quand on est étranger ?

Oui, mais pas en pleine propriété. Le titre de pleine propriété (Hak Milik) est réservé aux citoyens indonésiens par la loi agraire n° 5 de 1960. Un étranger passe donc par un bail (Hak Sewa, généralement 25 à 30 ans renouvelables), par un droit d'usage (Hak Pakai), ou par une société à capitaux étrangers (PT PMA) qui peut détenir un droit de construire (HGB), accordé 30 ans puis prolongeable de 20 puis 30 ans. Le montage se choisit avec un notaire indonésien (notaris) avant l'achat du terrain, jamais après : c'est lui qui engage sa responsabilité sur le titre, et une erreur à cette étape ne se rattrape pas au moment du permis.

Quels permis faut-il pour construire à Bali ?

Le PBG (Persetujuan Bangunan Gedung) a remplacé l'IMB en 2021, sous la loi n° 11 de 2020 et le règlement gouvernemental n° 16 de 2021. Il s'obtient avant le début des travaux via le portail national SIMBG, et repose sur la conformité technique du projet plutôt que sur une simple autorisation. À la fin du chantier, le SLF (Sertifikat Laik Fungsi) atteste que le bâtiment est sûr et habitable ; il est exigé avant toute occupation ou mise en location. Nous coordonnons ces démarches avec les bureaux d'études et les consultants locaux (voir le guide détaillé du permis de construire à Bali), et le calendrier de conception est bâti autour d'elles plutôt que l'inverse.

Combien de temps prend un projet de villa à Bali ?

Comptez large. Sur nos chantiers en cours, entre les premiers croquis et la livraison, un projet de villa demande deux à trois ans : quelques mois d'étude et de conception, l'instruction du permis en parallèle, puis douze à dix-huit mois de construction selon la taille et l'accès au terrain. THE CANOPY, à Ubud, a démarré ses terrassements en 2026 pour une livraison en août 2027. Un projet de bureaux comme SAS Headquarters, 1 300 m² sur trois niveaux, suit un rythme comparable. La saison des pluies et l'approvisionnement en matériaux comptent autant que le dessin dans ce calendrier.

Combien coûte la construction d'une villa à Bali ?

Il n'existe pas de prix au mètre carré honnête à Bali : l'écart entre deux villas de même surface peut aller du simple au triple, et donner un chiffre en l'air ne rendrait service à personne. Ce qui fait réellement le prix : l'accès au terrain, qui décide du coût d'acheminement des matériaux et peut à lui seul déplacer un budget ; la topographie, parce qu'une parcelle en pente demande des fondations et des soutènements qu'un terrain plat ignore ; le niveau de finition, où l'écart est le plus violent, entre un carrelage standard et une pierre taillée sur mesure par un artisan ; la part de sur-mesure, chaque meuble dessiné étant une pièce unique fabriquée une seule fois ; et enfin les équipements techniques, piscine à débordement, traitement d'eau, climatisation, domotique. Nous chiffrons projet par projet, après avoir vu le terrain, et nos honoraires sont annoncés par phases dès la proposition initiale, sans pourcentage caché sur les travaux.

Comment choisir un architecte à Bali ?

Trois vérifications valent mieux qu'un beau portfolio. Demandez à voir des chantiers terminés et pas seulement des images de synthèse : à Bali, beaucoup de projets publiés n'ont jamais été construits. Vérifiez qui suivra le chantier au quotidien et dans quelle langue cette personne parlera aux artisans, car c'est là que les projets se perdent, pas au moment du dessin. Enfin, regardez si les villas d'un même studio se ressemblent entre elles : si oui, on vous vendra une variante d'un plan existant. Ajoutez-y les questions ennuyeuses mais décisives — qui coordonne le PBG, qui répond si le terrain réserve une surprise, comment les honoraires sont structurés.

Travaillez-vous en français ? Y a-t-il un architecte francophone à Bali ?

Oui. Sara Sieradzan est française, formée à l'École Boulle et à l'ENSAD Paris, et installée à Bali. Le projet se conduit intégralement en français si vous le souhaitez : les échanges, les documents, les arbitrages. La même personne parle ensuite indonésien avec le bureau d'études et l'entrepreneur, et s'adresse directement aux artisans balinais. Pour un client francophone, cela supprime l'intermédiaire qui traduit — et avec lui la plupart des malentendus qui coûtent cher sur un chantier.

Dans quelles zones de Bali travaillez-vous ?

Sur toute l'île, avec des chantiers concentrés au sud et au centre : Uluwatu, Ungasan, Melasti, Canggu, Berawa, Umalas et Ubud. Nous travaillons également sur l'île de Sumba, et en Europe — quatorze villas en pierre et un hôtel de 36 chambres dans le sud de la France. Le studio prend aussi des projets ailleurs en Asie.

Quelle est la différence entre l'architecture et le design d'intérieur chez vous ?

Il n'y en a pas, au sens où ce sont les mêmes mains. Le studio dessine le bâtiment, ses intérieurs, son mobilier et son éclairage, du masterplan à la poignée de porte. Vous pouvez commander l'ensemble, ou seulement les intérieurs et le mobilier sur un bâtiment existant. Ce qui ne change pas, c'est qu'une seule personne tient le fil du projet du premier croquis au dernier échantillon.

En quelles langues travaillez-vous ?

Français, anglais, indonésien et polonais. En pratique, cela veut dire que le même interlocuteur parle à un client européen, à un bureau d'études indonésien et à un artisan balinais sans passer par un traducteur — ce qui, sur un chantier, évite la plupart des malentendus coûteux.

Peut-on travailler avec vous à distance, depuis l'Europe ?

C'est le cas de la majorité de nos clients. Le projet avance par visioconférences régulières, croquis et rendus partagés, et planches de matières envoyées physiquement quand la matière doit être touchée. Sur place, la direction de projet est assurée par le studio : visites de chantier, contrôle des artisans, arbitrages au fur et à mesure. Vous n'avez pas besoin d'être à Bali pour y construire, mais quelqu'un doit y être, et c'est notre rôle.

Quels matériaux utilisez-vous à Bali ?

Ceux de l'île, chaque fois que c'est possible : bois de fer ulin, teck, bambou, pierre volcanique, travertin, terre cuite, micro-ciment, laiton, rotin et lin. Les matières sont choisies échantillon par échantillon avec les artisans indonésiens, et une part est récupérée — la pierre ancienne, les poutres usées, qui apportent au neuf une profondeur qu'aucun matériau neuf ne donne.

Dessinez-vous du mobilier sur mesure ?

Oui. Le mobilier, les luminaires et les agencements sont dessinés pour le projet et fabriqués localement. C'est souvent ce qui distingue une maison d'une maison meublée : les pièces sont pensées pour leur emplacement, à leurs dimensions, dans les matières du bâtiment.

Reproduisez-vous des plans d'une villa à l'autre ?

Jamais. C'est la règle du studio, et la seule raison pour laquelle il porte le nom d'architecture d'auteur : aucun design n'est répété. Chaque projet est dessiné à la main à partir de son terrain, de son orientation, de ses arbres et de son client. À Bali, où beaucoup de villas se dupliquent d'une parcelle à l'autre, c'est une position, pas un argument.

Quelle taille de projet acceptez-vous ?

De la petite structure à l'ensemble bâti. Le studio a construit un shala de yoga en bambou autour d'un arbre vivant, des villas privées de 270 à 390 m², un immeuble de bureaux de 1 300 m² pour 180 salariés, un ensemble de quatorze villas et un hôtel de 36 chambres. Ce qui compte n'est pas la surface, mais la liberté laissée au dessin.

Comment commence un projet avec vous ?

Par une conversation, avant tout dessin. Nous parlons du terrain, de la manière dont vous voulez y vivre, du budget et du calendrier, et de ce que le lieu impose. De là sort une note d'intention et une proposition d'honoraires par phases. La première ligne n'est tracée qu'après.

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