Le client voulait une villa ludique, quelque chose qui se démarque, qui ne ressemble à rien de connu. C'était le point de départ, et c'était un vrai GO : la liberté de concevoir autrement.
Le terrain, à Ubud, était dense et vivant, couvert de palmiers et d'essences endémiques. La première décision a été la plus simple, et la plus engageante : ne pas abattre. Garder les arbres, et faire naître la maison autour d'eux. De cette contrainte est venue la forme, un volume circulaire, qui n'écrase rien et laisse la végétation l'envelopper. L'arbre revient au centre ; l'architecture se plie à ce qui existait avant elle.
Le reste s'est construit à partir de là. Un toboggan sculptural descend en spirale depuis l'étage jusque dans l'eau, l'idée ludique du client, devenue geste d'architecture. Un filet est tendu dans le vide entre les deux niveaux, un coin lecture suspendu au-dessus du salon. Un toit en éventail d'ulin coiffe le cercle comme une canopée, et lui donne son nom.
Rien de tout cela n'est décoratif. Chaque geste répond à l'intention de départ : faire de cette maison une expérience plutôt qu'un objet. C'est le sens du projet, et sa réponse à une Bali où les villas finissent par se ressembler, une architecture qu'on identifie d'un regard, et dont on se souvient.
L'éloge du rond, au milieu des arbres.